Le trophée Iribarne

Robert Iribarne, né à Bayonne dans l'antre du Trinquet Moderne le 27 septembre 1918, était un passionné de pelote basque et un aviateur distingué Robert Iribarne a vécu ici une enfance et une adolescence très heureuse. Après des études au petit séminaire d’Ustaritz puis au collège Saint Bernard ici à Bayonne, c’est à Bordeaux qu’il les termine avec le diplôme de l’école de commerce et d’industrie de cette ville.
Tout son temps libre est occupé par la pratique du tennis et de la pelote. Deux terrains de tennis homologués entouraient le Trinquet, les premiers construits à Bayonne, où Jean Borotra venait s’entraîner, l’un situé le long du trinquet sur le parking actuel, l’autre sur le côté de l’actuelle avenue Dubroc ! Enfin un fronton, situé à l’arrière du Trinquet
(actuellement parking). Il ne pouvait comme ses sœurs avant lui que se passionner pour ces sports. Formé par son père, François Iribarne, très doué, choisit la pelote et
principalement, dès qu’il eut acquis les qualités physiques nécessaires, la grosse pala où il excella jusqu’à devenir champion de France, à Hasparren en 1938 avec son partenaires Palassy (à l’époque, la pala pesait 700gr).
Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Iribarne, il obtint son brevet de pilote civil en 1938 à l’aéroport de Biarritz Parme, suivi de son brevet de pilote militaire en 1939 à Istres. Après son service national, il fut affecté au bataillon de l’air d’Afrique du Nord en 1940.
En 1943, déterminé à rejoindre les Forces françaises libres du général de Gaulle, Iribarne entreprit un périple audacieux. Partant de Bayonne à vélo, il traversa les Pyrénées pour entrer en Espagne. Arrêté par la Guardia Civil, il fut interné à Pampelune, puis transféré au camp de concentration de Miranda de Ebro. Il réussit à s’évader et atteignit finalement l’Afrique du Nord, où il s’engagea dans le groupe de chasse Normandie Niémen.
En 1944, Iribarne rejoignit le front de l’Est en Union soviétique. Entre janvier 1944 et février 1945, il participa à 51 missions offensives, totalisant 562 heures de vol et remportant sept victoires aériennes. Il pilota un Yak-9 qu’il baptisa « Irrintzina », un cri traditionnel basque
symbolisant la joie et la bravoure. Le 11 février 1945, lors d’une mission au-dessus de Kaliningrad, alors en Prusse orientale, son avion fut abattu, entraînant sa disparition.
En reconnaissance de son courage, Robert Iribarne reçut plusieurs distinctions, dont la Croix de Guerre française, l’Ordre de la Guerre pour la Santé de la Patrie et l’Ordre de l’Étoile Rouge soviétiques. Aujourd’hui, l’aérodrome d’Itxassou porte son nom, honorant sa mémoire et son dévouement.
Robert Iribarne incarne l’esprit basque, alliant passion sportive et engagement pour la liberté. Son héritage perdure, inspirant les générations actuelles et futures.

Aujourd’hui, nous rendons hommage à Robert Iribarne autour d’un tournoi non-officiel qui rassemble les meilleurs pelotaris évoluant à grosse pala. Chaque année, nous refaisons les finales de Championnat de France Nationale A et Nationale B et nous mettons à l’honneur la discipline autour d’un moment convivial.